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PHILOSOPHIE DES DROITS DE L’HOMME
Qu’est-ce que la singularité humaine ? Pourquoi chaque existence est-elle unique ? Pourquoi néanmoins on a pu réduire l’homme au rang de simple chose ? Comment lutter contre cette chosification ? Qu’est-ce que le respect ? Comment se met-il en place dans la société et dans la vie quotidienne ? Pourquoi le texte juridique peut-il garantir cette singularité humaine ? Comment se construit-il ?
Dans ce cours, il s’agira de comprendre les fondements philosophiques des droits de l’homme, ses objets et les grandes étapes de sa construction. Nous commencerons par expliquer en quoi l’approche philosophique de cette question se distingue de l’approche historique et quels sont les dangers d’une approche exclusivement historique.
Nos bases de travail :
- La notion de déclaration et celle de constitution
Document de base : la déclaration universelle de 1948 ; la constitution sud-africaine élaborée par l’ANC de Nelson Mandela.
- Les conditions de possibilité de la barbarie.
Document de base : certaines archives de camps de concentration ; certains témoignages comme celui de Monsieur Serge Choumoff (déporté de Gusen, 2nde GM)
Education et prévention
Document de base : code d’éthique des professions de l’éducation dans les pays anglo-saxons.
Bibliographie indicative
Un poly de cours sera distribué en début d’année.
La bibliographie sera renseignée prochainement.
Cathy Leblanc,
Docteur en Philosophie,
DEA de linguistique américaine,
Maître de
Conférences en Philosophie à
l'Université Catholique de Lille
Contact : cathy.leblanc2@wanadoo.fr
A propos de l'histoire :
" Commençons par Hérodote, que Cicéron appelait pater historiae et qui est resté le père de l'histoire occidentale. Il nous dit dans la première phrase des Guerres médiques que
le but de son entreprise est de sauvegarder ce qui doit son existence aux hommes, en lui évitant de s'effacer avec le temps, et de célébrer les actions glorieuses et prodigieuses des Grecs et des
Barbares d'une manière qui suffise à assurer leur souvenir pour la postérité et, de la sorte, à faire briller leur gloire à travers les siècles". Hannah Arendt, La crise de la culture,
Paris, Folio, 1989, p.58
Sur la parole :
"Dans le discours qu'aujourd'hui je dois tenir, et dans ceux qu'il me faudra tenir ici, pendant des années peut-être, j'aurais voulu pouvoir me glisser subrepticement. Plutôt que de prendre la
parole, j'aurais voulu être enveloppé par elle, et porté bien au-delà de tout commencement possible. J'aurais aimé m'apercevoir qu'au moment de parler une voix sans nom me précédait depuis
longtemps : il m'aurait suffi alors d'enchaîner, de poursuivre la phrase, de me loger, sans qu'on y prenne bien garde, dans ses interstices, comme si elle m'avait fait signe en se tenant, un
instant, en suspens." Michel Foucault, L'ordre du discours, Paris, Gallimard, 2009.
Rares sont les romans où l'on est transporté à ce point : dans l'histoire d'une rencontre entre le présent et le passé. Nous sommes tenus en haleine et, pendant ce temps, le texte devient matière. C'est dans l'espoir de l'écriture que tout se produit, que l'émotion s'exhale.
L'histoire nous porte au cœur d'une attente : celle de la biographie d'un ancien
résistant. Témoignage d'une histoire vécue, de récits de bravoure.
Au rendez-vous finalement, le grand homme recroquevillé sur sa canne commence par renverser les rôles et écouter le biographe, lui aussi mû par un
récit...
Trames de vies qui se croisent et se tissent au gré d'une écriture sobre et émouvante à la fois.
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