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PHILOSOPHIE ANTIQUE – S1 Lundi de 10 à 12 - Faculté de Théologie / Institut de Philosophie et Sciences Religieuses - Université Catholique de Lille
Qu’est-ce que la « sagesse » ?
En consultant les grands textes de la philosophie antique, nous essaierons de comprendre ce que les penseurs grecs entendaient par « sagesse ». Comment devient-on sage dans l’antiquité grecque ? Cela correspond-t-il à une pratique ? De quels types d’exercices dispose-t-on ? La sagesse s’adresse-t-elle à l’intériorité ou à la communauté ? Quelle place laisse-t-elle à la figure d’autrui ? L’éthique est-elle la seule source de sagesse ? Quel est le lien entre la pensée philosophique et la pensée religieuse ?
BIBILOGRAPHIE INDICATIVE
Ouvrages généraux de philosophie antique :
Jean-Paul Dumont, Eléments d'histoire de la philosophie antique, Paris, Nathan, 1993.
Marcel Detienne, Les Maîtres de Vérité dans la Grèce archaïque, Paris, Le Livre de Poche, 2006.
Jean-Pierre Vernant, Les origines de la pensée grecque, Paris, PUF, 2004.
Ouvrages-clés :
Kirk, Raven, Schofield, Les philosophes présocratiques, Presses Universitaires de Fribourg, 1995.
Hippocrate, Connaître, soigner, aimer, Paris, Points, 2001.
Platon, Le Gorgias, Paris, GF, 1967.
Aristote, Ethique à Nicomaque, Paris, GF, 1970.
Augustin, Les confessions, Paris, GF, 1964 (traduction de Joseph Trabucco)
Commentaires :
Pierre Hadot, La philosophie comme manière de vivre, Paris, Le livre de Poche, 2004.
Geneviève Droz, Les mythes platoniciens, Paris, Points, 1992.
Jean-François Mattéi, Le sens de la démesure, Paris, Sulliver, 2009.
Cathy Leblanc,
Docteur en Philosophie,
DEA de linguistique américaine,
Maître de
Conférences en Philosophie à
l'Université Catholique de Lille
Contact : cathy.leblanc2@wanadoo.fr
A propos de l'histoire :
" Commençons par Hérodote, que Cicéron appelait pater historiae et qui est resté le père de l'histoire occidentale. Il nous dit dans la première phrase des Guerres médiques que
le but de son entreprise est de sauvegarder ce qui doit son existence aux hommes, en lui évitant de s'effacer avec le temps, et de célébrer les actions glorieuses et prodigieuses des Grecs et des
Barbares d'une manière qui suffise à assurer leur souvenir pour la postérité et, de la sorte, à faire briller leur gloire à travers les siècles". Hannah Arendt, La crise de la culture,
Paris, Folio, 1989, p.58
Sur la parole :
"Dans le discours qu'aujourd'hui je dois tenir, et dans ceux qu'il me faudra tenir ici, pendant des années peut-être, j'aurais voulu pouvoir me glisser subrepticement. Plutôt que de prendre la
parole, j'aurais voulu être enveloppé par elle, et porté bien au-delà de tout commencement possible. J'aurais aimé m'apercevoir qu'au moment de parler une voix sans nom me précédait depuis
longtemps : il m'aurait suffi alors d'enchaîner, de poursuivre la phrase, de me loger, sans qu'on y prenne bien garde, dans ses interstices, comme si elle m'avait fait signe en se tenant, un
instant, en suspens." Michel Foucault, L'ordre du discours, Paris, Gallimard, 2009.
Rares sont les romans où l'on est transporté à ce point : dans l'histoire d'une rencontre entre le présent et le passé. Nous sommes tenus en haleine et, pendant ce temps, le texte devient matière. C'est dans l'espoir de l'écriture que tout se produit, que l'émotion s'exhale.
L'histoire nous porte au cœur d'une attente : celle de la biographie d'un ancien
résistant. Témoignage d'une histoire vécue, de récits de bravoure.
Au rendez-vous finalement, le grand homme recroquevillé sur sa canne commence par renverser les rôles et écouter le biographe, lui aussi mû par un
récit...
Trames de vies qui se croisent et se tissent au gré d'une écriture sobre et émouvante à la fois.
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