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    <title><![CDATA[Cathy Leblanc (pédagogie)]]></title>
    <link>http://www.cathyleblanc.fr/categorie-1255033.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;pédagogie&quot; du blog &quot;Cathy Leblanc&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Cathy Leblanc (pédagogie)]]></title>
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    <pubDate>Wed, 07 Mar 2012 11:23:42 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 07 Mar 2012 11:23:42 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.cathyleblanc.fr</copyright>            <category>pédagogie</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[le sens du blocage]]></title>
        <link>http://www.cathyleblanc.fr/article-7277117.html</link>        <description><![CDATA[<p>Depuis le CPE l'universit&eacute; s'est vue &quot;en proie&quot; &agrave; une nouvelle forme d'expression : &quot;le blocage&quot;. Je pense que l'on ne r&eacute;fl&eacute;chit pas suffisamment sur le sens de cette forme d'expression ou plut&ocirc;t de r&eacute;action quand pourtant elle est loin d'&ecirc;tre annodine. Il s'agit d'une r&eacute;action&nbsp;&eacute;motionnelle cons&eacute;cutive &agrave; un traumatisme.&nbsp;Quelque chose a &eacute;t&eacute; v&eacute;cu comme un choc, en l'occurence une d&eacute;cision, la mani&egrave;re dont elle a &eacute;t&eacute; prise ou&nbsp;formul&eacute;e ou la mani&egrave;re dont elle a &eacute;t&eacute; re&ccedil;ue. Nous avons le&nbsp;devoir de r&eacute;fl&eacute;chir sur le blocage avant qu'il ne devienne un pathologie sociale av&eacute;r&eacute;e et grave et il appara&icirc;t que seule l'&eacute;coute permettra de d&eacute;v&eacute;rouiller cette forme d'autisme ou de repli, cette forme de r&eacute;sistance si violente. </p>
<p>Les &eacute;tudiants, les lyc&eacute;ens&nbsp;se sentent menac&eacute;s car ce&nbsp;qui les constitue a &eacute;t&eacute; modifi&eacute; par une loi qui vient changer&nbsp;une tradition acad&eacute;mique fran&ccedil;aise ancestrale. Cette loi fait intervenir l'entreprise dans l'universit&eacute; et l&agrave; o&ugrave; le savoir faisait figure de d&eacute;sint&eacute;ressement, il prend un sens nouveau : celui de l'utilit&eacute;. J'ai parl&eacute; dans une conf&eacute;rence que je faisais &agrave; Baltimore, de l'utilit&eacute; de la philosophie heideggerienne en m'appuyant sur le sens que Descartes donne au savoir, et&nbsp;en conformit&eacute; avec la position kantienne selon laquelle l'action par int&eacute;r&ecirc;t n'est pas une action morale. Le sens de l'utilit&eacute; &eacute;tait dans cette conf&eacute;rence, synonyme de possibilit&eacute; d'application. L'utilit&eacute; d'un savoir est d'en permettre la compr&eacute;hension. Or il semble que c'est la signification de ce terme et sa port&eacute;e qui dans la r&eacute;forme propos&eacute;e aujourd'hui pose difficult&eacute;.</p>
<p>Le probl&egrave;me d'un lien t&eacute;nu entre l'universit&eacute; et l'entreprise a d'abord &eacute;t&eacute; ressenti comme un manquement, comme une d&eacute;solidarisation dans la qu&ecirc;te pour le savoir et dans la forme qu'elle prend : celle d'un humanisme&nbsp; et chaque &eacute;tudiant porte en lui la fiert&eacute; de cet humanisme. Une universit&eacute; permettant &agrave; tous, pourvu que chacun en ait les moyens intellectuels, de se hisser &agrave; la hauteur de ses possibilit&eacute;s et de ses r&ecirc;ves, r&eacute;pondait &agrave; l'id&eacute;al fran&ccedil;ais. L'&eacute;tudiant a, au sens fort, incarn&eacute; cet id&eacute;al. L'universit&eacute; a pris corps en lui, de m&ecirc;me que nos institutions peuvent prendre corps en nous. C'est souvent &agrave; ce carrefour que morale et politique se rejoignent.&nbsp;J'insiste sur la gravit&eacute; d'un corps qui se ferme car je crains la rupture et la souffrance. Mais par del&agrave; rupture et souffrance, si graves soient-elles, c'est la violence qui menace l&agrave; o&ugrave; la paix et la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; sont &eacute;minemment requises&nbsp;quand on doit se rendre disponible pour&nbsp;l'acquisition du savoir et la sculpture des capacit&eacute;s.</p>
<p>N'oublions pas non plus que la beaut&eacute; et la gr&acirc;ce d'un esprit ne sauraient &ecirc;tre le produit de la sp&eacute;culation. Elles ont avant tout besoin d'amplitude et de libert&eacute;.</p>
<p>J'aimerais que la culture et l'&eacute;ducation puissent rester d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;es et que l'Etat puisse s'appuyer sur l'immense richesse produite par les capitaux ou&nbsp;les op&eacute;rations boursi&egrave;res, pour remplir ce r&ocirc;le fondamental qui lui incombe et qui, jusqu'&agrave; maintenant &eacute;tait l'apanage de l'exception fran&ccedil;aise.</p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 27 Nov 2007 22:00:54 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">be7e130bfd012786c87dbeb38a8ea154</guid>
                <category>pédagogie</category>        <comments>http://www.cathyleblanc.fr/article-7277117-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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