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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 10:06

La fraternité à l’épreuve de la déportation

Par Cathy Leblanc, Professeur en philosophie

espace Marx, 6bis rue Salengro - Hellemes

métro marbrerie.

le jeudi 16 avril 2015 à 18.30

sur invitation de Pierre Outeryck et sous la présidence d'honneur de Sonia Frimat, présidente de l'association des déportés et internés résistants et patriotes (ADIRP59)

Dans la série des colloques « à l’épreuve de la déportation », une conférence grand public sera proposée jeudi 16 avril à 18.30 à l’espace Marx de Lille. L’objectif est de partager les études thématiques qui ont été réalisées ces dernières années afin de faire apparaître la singularité de l’expérience concentrationnaire.

Par le terme de fraternité, on entend, solidarité, amitié, sollicitude, entre-aide. A travers ce terme, on voit aussi comment s’organise les liens entre les victimes des camps. Mais on observe tout également l’absence de lien et l’on comprend pourquoi il est impossible de tisser des liens pour des raisons très précises.

Dans cette conférence, je ferai le bilan de ce qui a été appris lors du colloque de l’année dernière en m’appuyant sur les précieuses réponses qu’ont bien voulu me faire parvenir les déportés, que je remercie très vivement.

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 14:29

Colloque international interdisciplinaire

Du 10 au 12 mars 2016

à l’Université catholique de Lille

« L’écriture à l’épreuve de la déportation »

L’écriture est fondamentalement une mise en forme de la vie. Si l’enfant passe par la forme des lettres pour inscrire les mots qui formeront ensuite des phrases, un texte, puis un récit, les civilisations se caractérisent aussi par la mise au point d’un système graphique qui leur permettra d’inscrire ce qui se vit dans l’histoire, ce qui se fera pendant plusieurs millénaires par le travail de la main. L’écriture devient ainsi la trace de ce qui se vit, de ce qui s’est vécu.

Dans le contexte des camps de concentration, l’écriture prend une toute autre dimension car elle n’indique plus la construction de l’humanité mais sa destruction. Elle commence par être la devise du camp, « A chacun son dû » pour Buchenwald, « Le travail rend libre, pour Auschwitz et Dachau. Pourquoi fallait-il une devise à ces camps, les temples de la dégradation à l’image du temple de Delphes, dans l’antiquité grecque, portant la devise « connais-toi toi-même », qui était, lui, celui de l’élévation. Pourquoi une étiquette ? Les slogans seront nombreux et sont les piliers de l’idéologie nazie : « Les Juifs sont notre malheur », lit-on sur des banderoles entourant un meeting antisémite le 15 Août 1935. Ces étiquettes, ces slogans vont se graver dans les esprits pour motiver la haine de l’autre et justifier sa destruction. Ils deviennent une référence.

Cette référence, on la retrouve aussi dans le serment que prête un Eichmann dépossédé de lui-même et livré corps et âme à l’injonction de crime de nombre avant qu’il ne soit reconnu « crime contre l’humanité », un Eichmann qui n’avait même lu ce qu’écrivit Hitler dans mein Kamf pour annoncer son programme. En regard de ce serment conduisant chacun à devenir criminel, on trouve le serment courageux des déportés rassemblés une dernière fois sur la place d’appel, lors de la libération des camps. Chacun s’engage alors à lutter pour « l’écrasement définitif du nazisme ».

L’écriture se retrouve ensuite dans le matricule attribué ou gravé dans la peau, comme cela se fit à Auschwitz. L’Homme, réduit au rang de bétail, est tatoué et doté d’un numéro qui le marquera toute sa vie et marquera la vie de ses descendants en quête perpétuelle de ce qui a été perdu sous le sceau de la déshumanisation. Certains déportés décideront même de faire inscrire ce matricule sur leur carte d’identité, comme s’il était à vie entré dans leur existence.

L’écriture est aussi l’écriture des lois qui ont permis de justifier au niveau de l’état la mise en place de la destruction massive de millions d’hommes, de femmes et d’enfants. L’écriture juridique se retrouve ensuite, en miroir dans les procès des grands criminels contre l’humanité : il faut reconstruire les faits, essayer de comprendre les mécanismes, et annoncer la sentence qui va rayer à jamais le nom du bourreau du royaume de l’existence.

Il importe aussi de considérer l’Ecriture, la foi, la croyance en une transcendance, quelques soient les religions, pratiques spirituelles ou fraternelles, un récit par lequel l’esprit peut se déplacer dans un univers différent, inspiré et trouver comme un menu soulagement du corps ou la force de résister. Nous souhaitons interroger ici le rôle de l’Ecriture dans ce contexte d’une souffrance extrême du camp de concentration.

Terminons à présent ce panorama, sans qu’il puisse toutefois se clore, par l’écriture des journaux intimes, des fragments, des poèmes, des récits de vie. Certains seront écrits pendant la déportation et gardés comme témoignages, d’autres ne pourront s’écrire que très longtemps après alors que s’écrira l’Histoire. On constatera à quel point l’écrit se différencie de l’oral. Les réponses aux questionnaires que nous avons pu rassembler les années précédents sont d’une nature très différente de celle des témoignages oraux que l’on a pu recueillir.

Des historiens, philosophes, sociologues, anthropologues, théologiens, chercheurs en littérature, psychologues, de France et de Navarre, d’Europe et d’Outre continent apporteront leur concours à la réflexion pour nous permettre de nous représenter cette question essentielle de l’écriture dans le contexte de la déportation.

Renseignements : cathy.leblanc2@wanadoo.fr ou au 06.82.54.95.07 – Le programme sera disponible sur le blog suivant : www.cathyleblanc.fr

Inscriptions : 20 euros / gratuite pour étudiants et moins de 25 ans

Conseil : il est préférable de réserver le plus tôt possible.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:44
Droit et histoire - conférence de Michel Pierre (historien)

Conférences de Michel Pierre (historien) à l'Université Catholique de Lille

A propos de l'affaire Seznec

18 mars 2015 à la Faculté de Droit.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 11:09

UNIVERSITE CATHOLIQUE DE LILLE

Faculté de Théologie – salle 247

 

LES RENCONTRES DU CRIBED

(Centre de recherche international sur la barbarie et la déshumanisation)

 

- De la phénoménologie à l’humain –

Avec la participation exceptionnelle de :

 

De 15.00 à 17.00

Christophe Perrin, FNRS, Université de Louvain-La-Neuve

« Le souci de l’amour chez Heidegger »

 

De 17.00 à 19.00

Pol Vandevelde, Professeur à l’Université de Marquette, à Milwaukee, USA.

« Pourquoi faut-il un moment narratif et imaginatif dans le récit de l’action et de l’événement? Ricœur et Davidson.

 

Entrée libre et gratuite

Pour toute information, contacter Cathy Leblanc

cathy.leblanc@icl-lille.fr Tél. 06.82.54.95.07

 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 09:01

Dépêchez-vous de vous inscrire ! Il reste des places pour :

 

"LE CORPS A L'EPREUVE DE LA DEPORTATION"

12-13-14 mars 2015

Université catholique de Lille - 60 Bd Vauban - 2ème étage – salle 247

 

Coût : 20 € pour les 3 jours gratuit pour les étudiants et moins de 25 ans

Renseignements & Inscriptions : 06 82 54 95 07

ou colloque.corps.2015@orange.fr

 

1ère journée « Penser le corps pour panser le corps »

Jeudi 12 mars 2015 

9.30 • Accueil

10.00-10.40 • Introduction par Cathy Leblanc , Philosophe, UCLille, CRIBED, « Comment et par quoi suis-je là : corps et présence »

10.40– 11.00 • Discussion

11.00– 11.40 • Christophe Perrin, Philosophe, FNRS, Université Catholique de Louvain-La-Neuve, « Comme un ilote en son martyre, phénoménologie du corps déporté »

11.40-12.00 • Discussion

Pause Déjeuner

14.00-14.40 • Pol Vandevelde, Philosophe, Université de Marquette à Milwaukee (USA), « Les frontières sociales de notre corps vécu »

14.40-15.00 • Discussion 15.00-15.40 •Stanislas Deprez, Anthropologue, UCLille, Directeur de l’IPSR, « Marquer les corps, effacer les traces »

15.40 – 16.00 • Discussion

Pause

16.20 à 17.00 • Jean-François Fayard, Historien, EHESS, « Corps détenu, corps supplicié en Droit français de l’Ancien Régime à la suppression de la peine de mort »

17.00 à 17.30 •Discussion

 

2ème journée «Le corps vécu et le corps représenté »

Vendredi 13 mars 2015

Approches psychiatrique et psychologique

10.00-10.45 • Serge Raymond, Psychologue-expert, Fondation pour la Mémoire de la Déportation. « Le rapport au corps du déporté : sur les chemins de l’ab-surde »

10.45-11.00 • Discussion

11.00 – 11.40 • Marjorie Lombard, Psychologue, CHR /ICL, « Le corps singulier-pluriel »

11.40-12.00 • Discussion

Pause Déjeuner

Approches littéraires et artistiques

14.00-14.40 • Marie-France Reboul, Historienne, Association Buchenwald-Dora & Kommandos,   « Le déporté en son image. »

14.40-15.00 • Discussion

15.00 – 15.40 • Corinne Benestroff, Docteur en littérature, psychologue, Université de Paris 8 « Le grand voyage ou le corps des voix »

15.40-16.00 • Discussion

Pause

16.15-17.00 • Dominique Durand, Président de l’association des anciens déportés de Buchenwald-Dora & Kommandos, « L'exploitation économique du corps »

17.00-17.30 • Discussion

 

3ème journée « Le corps, son histoire, son droit »

Samedi 14 mars 2015

9.00-9.30 • Marie-Joseph Bonnet, Historienne, Présidente AFMD-75 « Ce ne sont plus des seins, ce sont des martyres ! » Approche de la question de la sexualité concentrationnaire.

9.30 à 9.45•Discussion

9.45 à 10.30•Ken Daimeru, Historien, Université de Paris 10, « La déportation des ‘femmes de réconfort’ »

10.30 à 10.45•Discussion

Pause

11.00 à 11.40•. Sylvie Humbert, UCLille , Histoire du Droit et des institutions, « Déportation et transportation ».

11.40-12.00 •Discussion

 

BULLETIN D’INSCRIPTION A REMPLIR ou RECOPIER NOM :________________________________________ PRENOM :____________________________________

Si vous avez été déporté, dans quel camp ?__________ _____________________________________________ _____________________________________________

ADRESSE POSTALE :___________________________ _____________________________________________ _____________________________________________ _________________________________Tél._________

ADRESSE MAIL :_______________________________ _____________________________________________

Inscription au colloque : 20 euros sauf étudiants et moins de 25 ans

TOTAL :

Merci de libeller votre règlement à l’ordre de l’ « Institut Catholique de Lille », et de l’envoyer à Faculté de Théologie, à l’attention de Mme C. Leblanc, 60 Bd Vauban – CS 40109 – 59016 LILLE Cédex. L’inscription, même gratuite, est demandée. Merci de votre compréhension.

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 21:28

Nous voilà en deuil et le deuil serait naturel si l’on n'avait volé leur mort à ceux qui ont été assassinés. Je me souviens de Cabu, c’est drôle à dire car étant enfant, je le regardais au club Dorothée : Cabu considérait qu’il était très important de s’ouvrir aux enfants et de partager son talent avec les enfants parce que cela leur ouvre des perspectives. Quelle belle âme s’en est ainsi partie, au coin d’une vengeance terrible. Cabu et ses amis. Ses dessins ne nous mèneront plus au-delà du pensable, dans cet espace si particulier et si cher à la belle Raison qu’est l’humour. Il faudrait qu’en guise de deuil national, l’on décide de mettre un H majuscule à humour, l’élever au rang d’institution.

Le terrorisme qui sévit dans notre pays et dans le monde est une extraordinaire violence du pied de la lettre, une violence par laquelle aucun espace abstrait, aucun écart métaphorique n’a de place, une violence par laquelle le sujet est fixé dans une trajectoire sans paysage mais aussi dans une simplicité redoutable par laquelle l’humain n’est plus visible quand il fait sourire un prophète dont la représentation n’est pas d’usage.

Charlie a donné corps au prophète et des personnes capables de la plus inouïe des violences ont décidé que parce qu’il donnait corps à leur interdit, il fallait supprimer son corps à lui, le supprimer, le tuer. C’est ce que l’on nomme un acte radical. Parce qu’il a fait parler l’interdit, on l’empêche à jamais de parler. Parce qu’il a fait sourire l’interdit, on l’empêche à jamais de sourire, parce qu’il a fait vivre l’interdit et parce qu’il lui a donné les traits de l’humanité, alors on l’empêche de vivre et d’être simplement humain au plus beau sens du terme. L’intolérance ne supporte pas la différence et elle reste à jamais assoiffée d’uniformiser l’altérité et d’en faire un troupeau de clones. Pourquoi l’intolérance ne peut donc t-elle pas sourire et avoir de l’humour ? C’est que l’humour menace le monde de l’intolérance. Il lui donne un visage plus humain et la sort de sa fixité, la tire de son étreinte.

C’est parce qu’il constituait une telle menace que Charlie a été assassiné. Que faire de l’avenir à présent ? Lui donner sens et construire de manière à ce que la tolérance redevienne triomphante. Pas n’importe quelle tolérance, la tolérance issue des Lumières, issue de la connaissance d’autrui et de la curiosité vis-à-vis d’autrui. Cette tolérance là est le résultat d’un travail, d’une culture, de lectures multiples et diverses et je ne saurai que trop, vous citer ici, un passage de Descartes issu du Discours de la Méthode :

« Je ne laissais pas toutefois d’estimer les exercices, auxquels on s’occupe dans les écoles. Je savais que les langues, qu’on y apprend, sont nécessaires pour l’intelligence des livres anciens ; que la gentilles des fables réveille l’esprit ; que les actions mémorables des histoires le relèvent, et qu’étant lues avec discrétion, elles aident à former le jugement ; que la lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés, qui en ont été les auteurs, et même une conversation étudiée, en laquelle ils ne nous découvrent que les meilleures de leurs pensées ; que l’éloquence a des forces et des beautés incomparables ; que la poésie a des délicatesses et des douceurs très ravissantes ; que les mathématiques ont des inventions très subtiles, et qui peuvent beaucoup servir, tant à contenter les curieux, qu’à faciliter tous les arts, et diminuer le travail des hommes ; que les écrits qui traitent des mœurs contiennent plusieurs enseignements et plusieurs exhortations à la vertu qui sont fort utiles ; que la théologie enseigner à gagner le ciel ; que la philosophie donne moyen de parler vraisemblablement de toutes choses, et se faire admirer des moins savants ; que la jurisprudence, la médecine et les autres sciences apportent des honneurs et des richesses à ceux qui les cultivent ; et enfin, qu’il est bon de les avoir toutes examinées, même les plus superstitieuses et les plus fausses, afin de connaître leur juste valeur, et se garder d’en être trompé. »

Soyons exigeants envers les enfants que nous éduquons de manière à ce qu’il acquièrent suffisamment de force pour guider leur raison et la faire triompher ainsi que leur humanité sur tout ce qui pourrait rétrécir leur paysage. Et que leur volonté devienne le moteur de leur liberté.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 21:48

COLLOQUE INTERNATIONAL INTERDISCIPLINAIRE

 

 

  156

 

 

Le corps

à l’épreuve de la déportation

 

 

12-13-14 mars 2015

 

70ème anniversaire de la libération des camps

 

 

Lieu : Université Catholique de Lille

60 Bd Vauban

 

Coût : 20 € pour les 3 jours

gratuit pour les étudiants et moins de 25 ans

 

Renseignements & Inscriptions :

06 82 54 95 07 ou  colloque.corps.2015@orange.fr

!! Programme prochainement en ligne sur www.cathyleblanc.fr

 

 

            Lorsque l’on essaie de comprendre la déportation qui a résulté de la barbarie nazie, on se penche sur les mécanismes par lesquels elle a été rendue possible, on se demande si les bourreaux sont des criminels nés, on essaie de dresser une typographie des différents traumatismes psychiques engendrés chez les victimes. On évoque souvent soit les tas de cadavres, soit la torture mais sans jamais se demander vraiment quel rapport le déporté entretient avec son corps. On pense à tort que cela est évident. Et pourtant il convient de se demander comment le prisonnier interprète les transformations que subit son corps, comment il y résiste, quels sentiments lui inspire ce corps qui lui est propre, le corps des autres ?

            La question du corps, c’est aussi celle de conditions de vie, là où le corps devient un vecteur de proximité et de distance : proximité insoutenable avec le corps des autres co-detenus, distance insoutenable avec le corps nazi. Comment a donc pu se vivre une si grande proximité et une si grande distance à la fois ? Accepte-t-on de dormir serrés comme des sardines dans une boîte, lorsque le soir venu, on doit se « coucher » dans les châlits ? Eprouve-t-on du mépris à l’égard du corps de l’autre ou de l’autre en son corps ? Finit-on par y trouver quelque chaleur, quelque compensation ?

            La question du corps, c’est aussi celle de la sexualité qui se vit à travers et par le corps ? Le soin, l’infinie pitié pour le corps de l’autre n’intensifient-ils pas le sentiment de proximité au point d’amener les âmes à se rapprocher. L’intensité de la souffrance ne conduit-elle pas à franchir des seuils qui, dans la vie courante posent les jalons de normes naturelles ou sociales ?

            La journée théorique du jeudi viendra nous fournir des outils conceptuels qui nous permettront de comprendre les enjeux relatifs à la question du corps. Il y sera question du corps théologique (le corps et l’esprit), philosophique (habiter son corps, corps et présence), anthropologique, sociologique, puis dès la deuxième journée, nous réfléchirons à partir de données issues directement du terrain pour ouvrir, le samedi, sur des considérations juridiques et historiques. Cette approche du corps vient compléter l’étude de la fraternité, c’est-à-dire du lien de personne à personnes qui pouvait ou ne pouvait exister dans les camps, et l’étude du pardon, qui interrogeait le lien passé/présent.

 

 

 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 12:46

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EDITION 2014

 

 

 

 

Droit et Littérature, quand lire c’est faire

 

Dimanche 16 novembre 14.30 à16.30, Palais des Beaux Arts, grand auditorium, Métro République, Lille.

 

Avec

 

François Ost est vice-recteur des Facultés universitaires Saint-Louis à Bruxelles, directeur de  l’Académie européenne de théorie du droit et membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. Il a publié notamment Raconter la loi (Odile Jacob), Furetière, la démocratie de la langue (Michalon), Shakespeare, La Comédie de la Loi (Michalon), Traduire (Fayard).

 

 

Denis Salas est magistrat et essayiste. Il est secrétaire général de l’Association française pour l’histoire de la justice et directeur de la revue Les Cahiers de la justice. On lui doit entre autres Kafka, Le combat avec la Loi (Michalon) ; Imaginer la loi, le droit dans la littérature (Michalon), Albert Camus, la juste révolte (Michalon).

 

 

 

Discipline rigoureuse reposant sur d’innombrables codes, le droit peut néanmoins apparaître dans la littérature voire y trouver la source de son jugement. On se demande alors comment alors concevoir cette relation entre deux domaines qui semblent a priori si distincts. Quelle est la fonction du récit dans le droit ? Comment l’écriture littéraire peut-elle contenir une trame juridique ? Est-il légitime que le droit s’appuie sur la littérature ? Telles sont les questions que suscite  le travail de l’école de droit et littérature, très appréciée dans la formation des juristes et dont François Ost et Denis Salas sont d’éminents acteurs.

 

Débat animé par : Cathy Leblanc, professeur en philosophie à l’Université catholique de Lille. Directrice du Centre de Recherche International sur la Barbarie et la Déshumanisation.

 

 

 

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 22:27

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EDITION 2014

 

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Marie-Claude Vaillant-Couturier, Une femme engagée, du PCF au procès de Nuremberg (Balland)

 

            En présence de l’auteur :

 

Dominique Durand, journaliste, président de l’association des anciens déportés de Buchenwald-Dora et Kommandos, à Paris.

 

Présentation : Cathy Leblanc, professeur en philosophie à l’Université catholique de Lille. Directrice du Centre de Recherche International sur la Barbarie et la Déshumanisation.

 

Qui n’a pas lu son témoignage au procès de Nuremberg, en 1946 ? Face à ses bourreaux, elle y a dit l’horreur de ce qu’on appellera la Shoah. Elle est la première à photographier les camps de concentration d’Hitler en 1933. Elle immortalise également le combat des républicains lors de la guerre civile d’Espagne. Dans le Paris occupé de 1940, elle vit dans la clandestinité avec son futur mari, pierre Villon, bientôt membre du conseil national de la Résistance, et leur fils, Thomas, jusqu’à sa déportation à Auschwitz en 1942, puis à Ravensbrück. Marie Claude Vaillant-Couturier incarnera cette « femme mémoire » qui ouvrira le chemin à l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité.

 

De 17 à 19 heures, au Forum FNAC – 20 rue St Nicolas-Lille

(dans la limite des places disponibles)

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 10:53

 

 

La logique de la philosophie est une exploration des figures de la subjectivité que Weil nomme « catégories ». Chacune des catégories représente un positionnement du sujet par rapport au monde. Chaque positionnement, s’il peut être influencé par le statut économique et social des sujets, reste indépendant de ce type de statut et peut se retrouver dans n’importe quel niveau social ou chez n’importe quel penseur. Le même positionnement, les mêmes repères, la même importance accordée aux normes peuvent se retrouver dans des contextes très variés. La Logique de la philosophie comprend 18 catégories représentant chaque l’homme de la dite catégorie, un peu à la manière dont Platon, dans La République représentait pour chaque type de gouvernement, l’homme de ce gouvernement. Les thèmes d’ancrage représentés sont : 1. La vérité 2. Le non-sens 3. Le vrai et le faux 4. La certitude 5. La discussion 6. L’objet 7. Le moi 8. Dieu 9. La condition 10. La conscience 11. L’intelligence 12. La personnalité 13. L’absolu 14. L’œuvre 15. Le fini 16. L’action 17. Le sens 18. La sagesse.

 

Nous nous intéresserons à la catégorie de la condition car dans le cadre d’une réflexion sur la responsabilité, cette catégorie nous a semblé très proche de la catégorie existentiale du « on » chez Heidegger, par laquelle le sujet s’abandonne à tout type de prescription, abandonnant alors ce qui fonde sa responsabilité, c’est-à-dire aussi le pouvoir ou mieux, la maîtrise qu’il pourrait exercer sur le monde qui l’entoure, c’est-à-dire, en termes heideggerien, « le monde ambiant ».

 

La condition est donc la 9ème catégorie et elle représente aussi la réalité de la vie lorsqu’elle est ou semble être ce à quoi l’on ne peut échapper. Cette catégorie pose donc la question de la maîtrise que le sujet peut avoir sur le monde qu’il habite. Elle pose la question de ses prérogatives et de la responsabilité. Nous avions vu que le sujet dominé par le « on » perd toute emprise sur le monde qu’il se met à subir. Il n’en est pas autrement pour l’homme de la condition chez Weil. Il en réduit à faire face à une toute puissante réalité vis-à-vis de laquelle il ne peut « rien ».

 

Précisons encore que la logique de la philosophie est circulaire. Chacune des catégories appelle celle qui la suit, exactement comme dans l’étude non des catégories mais des régimes politiques chez Platon. Chaque régime appelle celui qui le suit comme par nécessité. On se souvient de la critique de la démocratie, régime succédant à l’oligarchie. Cet exemple est pour nous tout particulièrement parlant dans la mesure où la démocratie est justement la mise en place de normes résultant du consensus général ayant quelque affinité avec sinon la tyrannie de la majorité, comme se plaisait l’affirmer John Stuart Mille (On Liberty), du moins celle de la norme ou du « on ».

 

Dans la Logique de la philosophie, L’homme de la condition fait suite à l’homme de la foi. L’état d’esprit généré par la systématique de la foi telle que l’entend Eric Weil qui était un athée convaincu et militant, ouvre sur la nécessité de la condition. Une transformation s’est effectuée par laquelle les traditions, les sciences, les codes sont dépréciés. Le sujet se trouve alors dans un monde inconnu. La prescription de la tradition et des codes sera remplacée ou transformée en une prescription qui est le plus souvent sociale en rupture avec la transcendance quelque soit la manière dont le sujet se la représentera :

 

 « Etre, justice, vertu, tout ce qui est de cet ordre, sont pour lui des mots qui paraissent avoir un sens dans l’absolu, mais auxquels rien ne correspond depuis qu’il s’agit de son expérience. »

 

car ce monde de l’expérience est devenu prépondérant. Cependant, en rupture avec la transcendance, le sujet ne peut que se heurter aux limites de l’immanence mais aussi du monde empirique :

 

« Partout il ne rencontre que des limites, et toute connaissance à sa portée est négative ; le vrai est transcendant, il n’est donc pas du monde de l’homme. »

 

Au silence de la méditation, fait suite la nécessité de parler de manière à transposer l’horizontalité de la relation en une verticalité de cette relation car l’homme reste un être en relation. Ici également se trouve une inspiration toute platonicienne de Weil car la démocratie apparaît justement comme une verticalité de la relation : les hommes se mettent à parler entre eux pour régir les lois de leur vivre ensemble. La parole est donc au cœur de cette nouvelle relation :

 

« L’home qui ne vit plus avec Dieu doit parler, parce qu’il ne vit plus par le cœur. »

 

Cependant, l’homme de la condition est limité dans sa parole car si les prescriptions des codes et des traditions ont été transformées en prescriptions sociales, il reste que le travail d’observation que cet homme pourra mener n’est en rien un travail d’introspection. C’est toujours la relation à l’extérieur, ici un extérieur social, qui domine son positionnement. Si bien qu’

 

« il ne peut pas parler de lui-même ; car il ne se rencontre jamais. »

 

Par ailleurs, l’homme de la condition évoluant constamment dans une moyenne ne peut tenir pour stable, une parole ou une autre :

 

« Rien de ce qu’il dit (ou pense) n’est essentiel, rien d’essentiel ne peut être saisi. Sur chaque point, l’homme se trouve déterminé, précisément parce qu’il ne procède que de point en point et qu’aucun point ne le remplit. Il n’y a que des conditions et chaque condition est de nouveau conditionnée. » (…)

 

La seule solution dans ce type de fonctionnement est d’accepter, voire de subir la vie comme elle est. Il n’aperçoit aucune autre possibilité : il ne pourra jamais en sortir, pense-t-il, tout enfermé qu’il est dans les limites de la condition où tout se vaut :

 

« L’homme de la condition s’installe dans la vie, il l’accepte telle qu’elle est, tout en sachant qu’elle n’a rien d’absolu. (…) Le fait est qu’il n’a ni langage ni science dont il soit certain. Il doit acquérir son savoir, non comme l’individu qui se saisit de connaissances qui existent déjà, mais pour remplacer la révélation : la science est à créer, et elle l’est continuellement, parce qu’elle ne touche jamais la vérité objective. (…) une seule tâche s’impose, celle d’arranger la vie pour le mieux. (…) La réalité de cette vie est le travail, réalité non seulement pour nous, comme c’était le cas dans les attitudes de la certitude, de la discussion, de l’objet, mais pour la vie elle-même. (…)

 

Dans ce contexte, aucun idéal ne peut prévaloir car l’idéal serait une forme de transcendance et séparerait l’homme de la condition de son milieu ambiant. C’est pourquoi :

 

« Le travail n’a pas de but, et les besoins et les désirs de l’homme ne sont que des conditions conditionnées. »

 

Ce qu’il peut néanmoins éprouver est le résultat d’une lutte vis-à-vis de la nature, qui reste la condition première qu’il ne pourra de toute façon pas dépasser : 

 

« L’homme lutte contre la nature qu’il rencontre en lui-même comme au dehors, non pour atteindre une fin (ce qui serait la fin de tout), mais parce que telle est sa condition, par ce qu’il n’y a rien d’autre à faire : bonheur et salut sont d’un ordre transcendant, et cela signifie qu’ils n’ont rien à chercher dans cette vie, que l’homme ne doit pas les chercher. (…) La vie n’a plus de sens ; le sens, toujours hypothétique, se définit dans la vie et par la vie, par rapport à une condition donnée comme existante ou pré-donnée comme voulue – et encore faut-il faire attention en employant le mot de donné, puisque rien n’est donné définitivement.(…) »

 

Le langage de cet homme de la condition est un langage emprunté au domaine de ce que Heidegger a nommé « la technique ». C’est le langage du fonctionnement et du progrès de ce fonctionnement :

 

« L’home lui-même exprime ces faits en disant qu’il n’a pas de langage à lui, mais qu’il parle celui de la science en progrès. En effet, parler de lui-même serait un contresens : qu’est-ce que lui-même ? On peut se connaître, mais seulement comme point de rencontre de séries de conditions. »

 

 Dans ce contexte du fonctionnement, l’identité et la personnalité disparaissent :

 

« Il y a Monsieur X, on peut le déterminer et le modifier ; mais que celui qui procède à ce travail soit Monsieur X en personne, cela est un hasard, et un hasard peu favorable, puisque les autres sont mieux placés pour l’analyser et pour agir sur lui. »

 

Mais alors, on se pose la question de la manière dont un tel sujet peut se représenter lui-même à ses propres yeux. Y-a-t-il seulement pour lui une possibilité de se représenter lui-même ? Cette représentation en est réduite à un sentiment résultant de l’expérience de la vie ou de la pensée :

 

« Ce lui-même qui prétend être autre chose que Monsieur X n’est que le sentiment, c’est-à-dire, une condition parmi les autres, une pièce du mécanisme intérieur qu’on appelle psychique, pièce qui dans la réalité (du travail) n’a de l’importance que dans la mesure où elle gêne. (…) Se connaître est un but fantasque, si se connaître signifie autre chose que changer sa condition. »

 

 

La place du langage est aussi ajustée à la condition et l’homme de la condition ne peut que considérer le langage dans une forme d’imperfection, un peu à la manière de Bergson pour qui les mots n’étaient que des vêtements mal ajustés à la pensée :

 

 « La science est essentiellement technique, l’homme est ouvrier, le langage n’est qu’un outil, assez mauvais au reste et qu’il faudra remplacer par un autre de plus grande précision. »

 

Le sentiment de satisfaction semble être exclut d’une telle dynamique. Et par ailleurs, il semble exister pour cet homme de la condition, une culture de l’insatisfaction, à la manière dont Freud décrivait ses névroses. La condition est un mal qui est bon à vivre et dont on ne veut pas se détacher tant le pathos collectif ou supposé renforce l’intensité de ce qui semble être vécu. C’est aussi la crispation dont nous parle parler Hegel dans sa Phénoménologie de l’esprit qui repose tout également sur un fonctionnement systématique de catégories s’engendrant par nécessité les unes les autres : Hegel formule cette crispation avec une précision déconcertante : il s’agit de « tenter toujours de conserver ce dont la perte menace » alors que pourtant cette crispation empêche le dépassement (Aufhebung) de la catégorie qui précède, vers la catégorie suivante. Elle empêche aussi le dépassement de soi-même. N’oublions pas qu’Eric est aussi un grand spécialiste de Hegel et que la logique des fonctionnements que l’on retrouve dans La République de Platon ou dans La Phénoménologie de l’esprit de Hegel n’est pas étrangère à la logique weilienne de la subjectivité.

 

La crispation, et le confort pathologique de la condition conduisent au renoncement et à toute emprise sur le monde, c’est-à-dire aussi à toute responsabilité. Ce positionnement conduit aussi à un pessimisme qui n’a d’égal que celui qui émane de l’œuvre de Kafka. Nous penserons, par exemple à sa fameuse Métamorphose.

 

L’homme de la condition est un homme traqué, un homme pour qui tout est difficile. La difficulté est traduite en termes de mérite, mérite que la légitimité que le sujet lui accorde peut conférer à l’existence. L’homme de la condition, c’est aussi l’homme des romans de Dickens, et peut-être en particulier de Hard Times (les temps difficiles). C’est un homme emprisonné dans un état d’esprit par lequel il ne peut rien sur le monde que s’y soumettre. Nous sommes là à l’opposé de toute emprise, de toute responsabilité ou même de toute créativité existentiale. L’homme de la condition est profondément un homme du renoncement, un homme pessimiste car où trouverait-il sa lumière ?

 

Dans le contexte historique dans lequel a baigné Eric Weil, nous nous demandons à quoi cette catégorie peut faire référence et pourquoi elle peut être dangereuse. En effet, l’homme de la condition ici décrite est un homme extrêmement fragile car manipulable à loisir. Il suffit de lui soumettre de la condition pour motiver son adhésion. La langue populaire possède plusieurs expressions pour dénoncer son attitude pour tout simplement pour faire acte de négativité : on y parle de « mouton ». Mais, cette figure de la condition semble revêtir une importance considérable. Il ne s’agit pas seulement ici d’un jeu de style auquel on pourrait s’adonner à loisir : l’homme de la condition est l’homme que cherche le totalitarisme et il est l’homme sur lequel il pourra exercer tout pouvoir. En effet l’homme du totalitarisme, si nous devions créer cette catégorie, est aux antipodes du renoncement. Il est prêt à tout inventer pour cueillir l’adhésion de l’homme de la condition et ce à n’importe quel prix –celui du mensonge ou de l’idéologie- du moment qu’il puisse faire de l’homme de la condition, son objet et ainsi le posséder, possession dont il tire la légitimité en invoquant  des liens contractuels (le contrat social ou le contrat politique) par lesquels l’homme de la condition perçoit le renforcement et l’inévitabilité de la condition.

 

Ceci nous renvoie à la dialectique hégélienne du maître et de l’esclave. Nous ne pouvons pas ici ne pas en revenir à Hegel. L’homme de la condition est en effet esclave dans la mesure où il subit, sans, pense-t-il en avoir le choix, tout ce qui vient à lui : le monde qui ne sera jamais son monde. En ce sens, il se dépouille de sa responsabilité et de la jouissance qu’il pourrait en avoir, jouissance qui, par ailleurs, constitue la pierre de touche de l’emprise totalitaire. Son enthousiasme sera suspect voir condamnable d’abord à ses propres yeux car il est le signe d’une conquête du monde là où la soumission devient une valeur sûre et est érigée en valeur morale : le signe que l’on a compris qu’il fallait accepter l’état des choses.

 

Nous pouvoir voir aussi ici une critique d’un état d’esprit qui habitait le monde ouvrier de la première moitié du XXème siècle. Beaucoup d’ouvriers ayant adhéré au communisme ont tout simplement refusé de monter les échelons des hiérarchies ou d’accéder à la propriété. Si ce communisme là favorisait la solidarité, la solidité d’un certain corps social, il ne permettait pas aux sujets d’en sortir, et il était très mal vu de sortir de sa condition. Cela revenait à « retourner sa veste ». Le renoncement, là aussi faisait figure de valeur morale et offrait le partage d’un pathos commun tout en privant le sujet de la lumière d’un avantage qu’il aurait pu avoir sur le monde mais qui l’aurait hissé au rang de la personnalité. Or, la personnalité est antithétique de la condition.

 

Mais rassurons-nous, dans ce mauvais roman, la condition en appelle à une autre nécessité qui lui permet de se dépasser. Cette nécessité est celle de  la conscience qui permettra à l’homme de la condition de sortir de ce monde obscur, difficile et dans lequel il ne peut éprouver qu’ennui, fatigue et lassitude et quand bien même le sentiment de ce qui ainsi se consume lui procure un succédané de consistance. La conscience va lui donner la force de se libérer de ses chaines, de « s’indigner », selon le mot de Stéphane Hessel, de se révolter et de faire grandir le moi qu’il habite et qu’il doit porter au quotidien. Il y va de sa dignité et de l’opinion qu’il pourra avoir –soit qu’il la ressente soit qu’il la pense et la formule- de lui-même. C’est à ce moment là qu’il pourra conquérir ou reconquérir sa responsabilité, l’habiter pleinement  et commencer à se trouver lui-même. Nous pourrions ainsi écrire une suite au roman de Kafka dont nous parlions il y a quelques instants car le tribunal de condition devra se soumettre à celui de la conscience.

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  • : Blog de Cathy Leblanc, professeur en philosophie à l'Institut catholique de Lille. Thèmes de recherche : la barbarie et la déshumanisation, la phénoménologie heideggerienne. Contact : cathy.leblanc2@wanadoo.fr Pas d'utilisation de la partie commentaires pour avis publicitaire svp.
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